Défiguré pour un autre

 

Un incendie s'est déclaré dans une maison du village. Les voisins accourent. Soudain, on entend un cri désespéré... C'est un petit garçon resté prisonnier du feu ! La mère, partie faire quelques courses, arrive affolée. Elle se précipite. Mais un bras la retient et un homme se jette dans les flammes à sa place. Il parvient à monter à l'étage, enlève sa veste et enveloppe le petit avant de descendre et de retraverser le brasier. L'enfant est sauvé ! L'homme est gravement brûlé et ses souffrances vont être intenses et longues. Quand il est guéri, son visage est méconnaissable.

L'enfant sauvé grandit. Dans le village, on a oublié peu à peu. L'homme défiguré fait peur aux enfants. Ils s'enfuient quand ils le voient. Parfois, ils plaisantent à son sujet. L'enfant sauvé se mêle aux autres pour se moquer de cet individu au visage affreux. Mais, ses parents, eux, se souviennent.

Et, un jour, quand l'enfant peut comprendre, ils lui racontent ce qui a marqué pour toujours le visage de cet homme de courage et de cœur. L'enfant fond en larmes. Comment a-t-il pu se moquer de celui qui a risqué sa vie pour le sauver ? Honteux, pris de remords, il court à sa recherche et se jette dans ses bras. Comme il va l'aimer maintenant !

Ce récit nous rappelle les souffrances de Jésus à qui nous devons la vie éternelle. N'est - il pas digne de notre reconnaissance, de notre amour et de notre obéissance ?

« Il (Jésus) n'avait ni beauté ni éclat pour attirer nos regards, et son aspect n'avait rien pour nous plaire. Méprisé et abandonné des hommes, hommes de douleur et habitué à la souffrance, semblable à celui dont on détourne le visage, nous l'avons dédaigné, nous n'avons fait de lui aucun cas. Cependant, il a porté nos souffrances, il s'est chargé de nos douleurs ; Et nous l'avons considéré comme puni, frappé de Dieu, et humilié. Mais il était blessé pour nos péchés, brisé pour nos iniquités ; le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, et c'est par ses meurtrissures que nous sommes guéris. » (LA BIBLE / ESAIE 53 verset 2 à 5)